INTERDICTION DES DANSES ORIENTALES La lettre de la présidente accable le maire de Cogolin

Sur son compte Twitter, Marc Etienne Lansade exhibe largement la lettre de la présidente du club de danse qui s’emploie avec beaucoup d’application à le dédouaner de toute implication dans la décision d’interdire la représentation de danses orientales à la Fête du Coq.

Avant de la publier, il aurait dû y réfléchir à deux fois, car ses termes sont cruellement accablants pour lui. En écrivant noir sur blanc que « les décisions sur la représentation ont été prises exclusivement par son conseil d’administration et l’Adjoint à l’animation de Cogolin Monsieur Aimé Garnier », la présidente confirme le fait que la représentation de danses orientales a bien été annulée et que l’adjoint au maire de Cogolin a participé à cette décision. On se demande à quel titre cet adjoint est intervenu dans la décision d’une association qui, en principe, s’administre librement ? Au fait, à quelle date s’est réuni le CA qui aurait lui aussi participé à cette décision ?

Ainsi, à trop vouloir protéger le maire, la présidente ne fait que l’enfoncer un peu plus. En effet, selon les règles de l’administration d’une commune, quand un adjoint agit dans le cadre de la délégation qu’il a reçue de son maire, ce dernier ne peut être exonéré de sa responsabilité dans la prise de décision incriminée. D’autant que par la suite le maire n’a jamais publiquement désavoué son adjoint ni contesté cette décision, la reprenant même à son compte.

Au lieu de s’attaquer aux conséquences médiatiques de cette affaire, la présidente ferait mieux de s’en prendre à sa cause réelle, celle de l’interdiction qui lui a été faite par la municipalité de présenter des danses orientales à la fête du coq. Car il s’agit là d’une véritable ingérence politique dans la vie associative, d’une atteinte à sa liberté et d’une décision d’exclusion.

N.B. La lettre de la Présidente du Club de danse Cogolinois et la réponse de Place Publique sont jointes en annexe

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Nouvelle reculade et pantalonnade au dernier conseil municipal

Le rare public présent au conseil municipal du 5 janvier 2015 a eu le privilège d’assister à un événement inouï, sans précédent : un maire et tous ses conseillers se sont abstenus sur une délibération proposée par eux-mêmes. Incroyable mais vrai !

Rappelons les faits : Dans le cadre de la demande d’autorisation d’exploiter par une société une plateforme de valorisation de matériaux, la commune était tenue d’émettre un avis dans les quinze jours qui suivaient la clôture de l’enquête publique (23 décembre 2015). Le maire a donc réuni le conseil municipal pour lui présenter sa proposition d’avis défavorable fondée sur une longue liste d’incompatibilités du projet avec les différentes prescriptions réglementaires , des risques manifestes qu’il fait courir à l’environnement et de son incompatibilité avec le Plan de Prévention des risques d’inondation de la commune. Et pour une des rares fois où sa délibération était bien argumentée, sous la pression amicale de son opposition, il a totalement retourné sa veste en demandant à son conseil de s’abstenir sur sa propre proposition.

Il a justifié son revirement en déclarant qu’il venait de recevoir de nouvelles informations sur les enjeux économiques du projet. Il était effectivement temps qu’il s’en inquiète, car chacun connait l’importance de l’existence d’un site de valorisation des déchets et matériaux, de chantiers notamment, pour éviter leurs dépôts sauvages dans la nature. Mais l’objet de la demande d’autorisation et de l’enquête publique qui l’accompagne est de s’assurer que les conditions d’exploitation de ce site sont bien conformes à la réglementation, ne portent pas atteinte à l’environnement et n’aggravent pas les phénomènes d’inondation.

Or toutes les observations contenues dans le texte du projet de délibération montraient clairement que nombre de ces conditions réglementaires et environnementales n’étaient pas remplies ou sujettes à caution et justifiaient largement la proposition faite au conseil municipal d’émettre un avis défavorable. Non pas pour remettre en cause l’activité elle-même, mais pour l’obliger à réaliser les études et les équipements complémentaires destinés à se mettre en conformité avec la réglementation, s’assurer de la non atteinte à la qualité de l’environnement (eau, air, bruits) et de l’absence d’impact sur le bon écoulement des crues.

Mais d’un coup d’un seul, le maire de Cogolin a gommé toutes ces observations, qui figurent pour la plupart dans le registre du commissaire enquêteur, et décidé de s’abstenir sur son propre avis.

Il va sans doute nous expliquer qu’il est à l’écoute des cogolinois. Mais comme il en est à sa énième reculade, on voit bien qu’il change d’avis comme de chemises en raison d’une réelle incompétence administrative et politique. Comme il l’avait fait pour l’augmentation de ses indemnités ou le don illégal de matériel, peut-être va-t-il une nouvelle fois nous dire, avec le courage qui le caractérise, que ce n’est pas lui qui a pris cette décision ?

 

Bourse au mérite Une délibération sans fondement créant une rupture d’égalité entre les élèves

Faisant suite à son billet méprisant, je réponds au maire de Cogolin que ce n’est pas le principe de la bourse au mérite que Place Publique a dénoncé au Préfet du Var, mais les termes de sa délibération sans fondement juridique et créant une rupture d’égalité entre les élèves de sa commune.

Cette délibération est fondée sur une décision du gouvernement de supprimer la bourse au mérite. Or, cette suppression a été suspendue par le Conseil d’Etat en Octobre 2014, ce qui rend cette délibération caduque.

Il motive sa délibération en précisant qu’il a été sollicité par une jeune fille ayant obtenu son baccalauréat avec mention très bien et félicitations du jury. Mais il n’a pris aucune mesure d’ordre général concernant les élèves reçus au baccalauréat, puisque aucun recensement d’éventuels autres lauréats dans la même situation que la bénéficiaire n’a été effectué. Ce faisant, il établit une rupture d’égalité entre les élèves de sa commune. La meilleure preuve (voir le document annexé) est constituée par son refus d’accorder cette bourse à une autre bachelière ayant obtenu son baccalauréat avec mention très bien et une moyenne de 19,57/20, nettement supérieure à celle de l’élève qui s’est vu attribuer la bourse (18,36/20). Cela s’appelle une aide financière sur critères « in tuitu personae ».

Effectivement, monsieur le maire, nous n’avons pas la même conception du mérite et de l’égalité, valeurs auxquelles je suis profondément attaché. La vôtre relève clairement de choix arbitraires qui, s’ils persistent, vont tirer Cogolin vers le bas et la médiocrité.
Francis JOSE-MARIA

P.S. En application de l’article 3 de la loi du 29 juillet 1881, Place Publique a demandé au maire de Cogolin, par lettre recommandée avec accusé de réception, de publier son droit de réponse dans le prochain numéro du bulletin municipal.

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Le maire de Cogolin pirate le plan Vigipirate

Voulant se faire passer pour celui qui en fait toujours plus en matière de sécurité, Marc-Etienne Lansade a pris un arrêté pour l’application du plan Vigipirate renforcé dès le lendemain du drame qui a endeuillé la nation entière.

Mais à la lecture de son texte, joint en annexe, on reste pantois devant la désinvolture avec laquelle il a été rédigé. Il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes en énonçant des règles de droit commun déjà applicables et en laissant croire qu’il pourra exercer des pouvoirs qu’il n’a pas.

Une nouvelle fois, le grotesque l’emporte au ridicule qui, en la circonstance, ne tue pas. On en rirait presque si cela ne révélait pas une nouvelle fois les intentions d’un maire qui surfe sur les peurs pour justifier ses surenchères sécuritaires. Il nous avait déjà fait le coup lors de la dernière campagne électorale en organisant des fouilles illégales à l’entrée de ses réunions publiques.

Plus récemment il a placé l’effectif de plus en plus nombreux de la police municipale sous l’autorité d’un fonctionnaire révoqué de la police cannoise en raison de ses « déviances comportementales » (sic !). Les véritables dangers pour la sécurité à Cogolin, ce sont bien le maire et son parti le Front National.

Place Publique dénonce avec force cette supercherie en adressant au maire et à l’ensemble de la population cogolinoise la lettre ouverte jointe en annexe.

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Marc Etienne Lansade, le Croisé pyromane

Il était inutile de chercher le maire de Cogolin dans les rassemblements et les marches organisées dans le golfe pour rendre hommage aux journalistes, policiers et personnes tombés sous les balles de fanatiques.
Pour justifier son absence, il a écrit sur sa page Facebook qu’il ne participerait pas aux défilés des pompiers incendiaires. Les quatre millions et plus de français qui ont défilé dans la dignité seraient donc des incendiaires.
Et c’est avec sa lance de Croisé sans doute qu’il espère éteindre le feu !

L’hommage rendu aux victimes du fanatisme par des citoyens debout, unis et déterminés à défendre leurs libertés

Le parvis de la mairie de Cogolin était trop petit pour accueillir la foule des habitants de Cogolin et de communes voisines venus rendre hommage aux journalistes, aux policiers et aux personnes tombés sous les balles de fanatiques. Enfants, parents, grands parents, de toutes sensibilités et de toutes confessions, ont exprimé leur indignation face à l’inacceptable barbarie. Ils se sont aussi donné la main pour manifester leur unité et leur détermination à défendre sans peur ce qu’ils ont de plus cher, la liberté, qui est visée à travers ces crimes odieux.

Après un temps de silence à la mémoire des victimes, Samya Arabi a lu un message empreint d’humanité, un appel à l’amour du prochain qui a ponctué la cérémonie. (le texte du message est en pièce jointe).

Lord Byron écrivait : « jusqu’à ce que la douleur le lui enseigne, l’homme ne sait pas quel trésor est l’eau ». Il en va de même pour la liberté. Les événements tragiques qui viennent de se produire ont réveillé en nous la conscience de son prix inestimable. Ne laissons pas cette conscience s’endormir au lendemain des événements. Jour après jour, veillons au respect des libertés de chacun, dans l’égalité et la fraternité.

Le reportage photo du rassemblement est visible sur le lien :
http://www.flickr.com/photos/67769677@N06/

Notes de Lecture :
– Lien direct vers l’album photo : http://www.flickr.com/photos/67769677@N06/

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Hommage aux journalistes et policiers morts pour notre liberté – Rendez-vous samedi à 11H30 devant la mairie de Cogolin

Les mots ne suffisent pas à exprimer les sentiments qu’inspire l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et des policiers qui les protégeaient.

Dégout, lâcheté, horreur

Nos premières pensées vont aux familles et à tous les proches des victimes de cet horrible attentat.

Nous sommes inconsolables de voir ainsi anéantis par les balles les talents de journalistes dont les seules armes étaient la plume et l’esprit.

Nous sommes aussi parfaitement conscients que leurs assassins cherchent à atteindre le cœur de notre démocratie, la liberté de la presse, de l’information et de l’expression. Et quand on touche à cette liberté-là, on remet en cause toutes les autres : religieuses, politiques, philosophiques…

Le meilleur hommage que nous puissions rendre aux journalistes et aux policiers qui sont morts pour nos libertés, c’est d’en faire aussi notre combat contre l’intolérance, l’obscurantisme et toutes les formes d’intégrisme.

Nous vous invitons à leur rendre cet hommage en nous retrouvant sur la Place Publique devant le parvis de la mairie de Cogolin SAMEDI 10 JANVIER à 11H30, munis d’une affichette « NOUS SOMMES TOUS CHARLIE ».

Rendez-vous samedi 10 janvier à 11H30 sur le parvis de la mairie de Cogolin

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Bonne année

Avec cette image aux couleurs authentiques de la Provence que nous aimons, fière de son identité et ouverte aux autres, Place Publique souhaite à tous les Cogolinois une belle et heureuse année 2015, meilleure que 2014.

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Echos du dernier conseil municipal (15/12/2014) Travail dissimulé et arrangements entre amis

Le Maire entre ses amis Smadja et Masson

Décidément, il se passe de drôles de choses dans cette mairie. Il y a plus de trois mois, le maire nous annonçait avec tambours et trompettes qu’il s’associait les services de Jean-Marc Smadja, le cousin d’isabelle Balkany, en qualité de conseiller spécial pour les grands projets d’urbanisme. Tout cela pour apprendre aujourd’hui qu’il n’avait toujours pas de contrat !

On se serait presque pris de pitié pour ce retraité aux apparences respectables si on n’avait pas appris de sa propre bouche que sa pension de banquier lui rapportait beaucoup trop d’argent pour lui permettre de percevoir des revenus supplémentaires. Le pôvre !

Pour rassurer l’auditoire, il s’est senti obligé de déclarer qu’il ne faisait pas cela pour l’argent mais pour rendre service à son ami Marc-Etienne Lansade.

Plus sérieusement cette situation pose des questions graves.

Depuis quand une mairie peut-elle faire travailler une personne physique sans passer le moindre contrat avec elle ? Car on sait que son conseiller spécial a bel et bien commencé à travailler pour son compte, sur le dossier du terrain dit « du Yotel » notamment. Le maire l’a confirmé en indiquant que c’était M. Smadja en personne qui avait négocié les termes du bail commercial pour l’exploitation du village de vacances conclu avec une mystérieuse société SEMP dont on ne sait rien, puisqu’elle n’est pas encore inscrite au Registre du Commerce. Bizarre !

En l’absence de tout lien juridique avec la mairie, M. Smadja n’a à ce jour aucun droit ni titre pour connaître des affaires de Cogolin. Ce qui remet sérieusement en cause toutes les décisions prises sur la base du travail de ce conseiller « au noir ». En premier lieu le bail passé avec SEMP. Mais aussi la procédure engagée de révision du PLU dans laquelle notre « banquier soit disant urbaniste » fixe un objectif de population de 18 000 habitants à l’horizon 2020. Soit une augmentation de 60 % en cinq ans ! Rien que çà. Cela promet beaucoup de béton.

Il y a là une grande désinvolture et une forme de mépris vis-à-vis des règles régissant le fonctionnement d’un conseil municipal, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble des citoyens de la commune.

Il serait temps que les membres du Conseil Municipal, relégués au statut de simples spectateurs, réagissent. Il serait également souhaitable que les cogolinois se rendent compte que l’avenir de leur commune se décide par des arrangements entre amis !