Les choix de la commune en matière d’urbanisme sont déterminants des conditions du vivre ensemble entre ses habitants. Ceux qui sont faits aujourd’hui par la municipalité de Cogolin sont particulièrement inquiétants pour l’avenir :
– Non remplacement de la directrice du service urbanisme
– Mise de tous les projets d’urbanisme sous le contrôle d’un banquier, monsieur Smadja, « pour faire du pognon »
– Création d’un Société Publique Locale avec la ville FN de Fréjus pour se libérer de certaines règles des marchés publics dans la mise en œuvre des projets d’urbanisme. Direction de cette SPL confiée à monsieur Smadja
– Lancement de la révision général du Plan Local d’Urbanisme (PLU) avec un objectif d’augmentation de la population cogolinoise de 50% en 5 ans.
– Modification du PLU destinée à autoriser l’installation de camping et d’habitations légères de loisirs sur un terrain où elles sont interdites en raison du risque d’inondation.
– Création d’une Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) Marine dans laquelle il est prévu de construire 90 000 m2 de surfaces de plancher sur un terrain de 130 000 m2 qui constitue le dernier espace naturel de respiration dans le quartier littoral de Cogolin.
– …
Il importe que les Cogolinois puissent s’exprimer sur tous ces projets qui vont dessiner l’évolution de leur cadre de vie. Pour en comprendre les outils et les enjeux, ils sont vivement conviés à participer à la conférence débat du mardi 15 décembre 2015 à 18 heures à la Bastide Pisan de Cogolin, au cours de laquelle ils pourront dialoguer avec Philippe Langevin et Richard Trapitzine, deux éminents spécialistes des questions d’urbanisme et d’aménagement du territoire.
AFFICHAGE SAUVAGE : MAIS QUE FAIT LA POLICE ?
Depuis l’élection de la municipalité Front National à Cogolin, les murs de la ville se sont transformés en panneaux d’affichage de la propagande du clan Le Pen qui tient lieu de parti politique au Maire.
A l’approche des élections régionales, les colleurs du FN ont redoublé de zèle. Les affiches du couple Le Pen-Lansade s’étalent dans tous les coins et recoins de Cogolin, en dehors des panneaux d’affichage officiels et d’expression libre, ce qui est strictement interdit par le code électoral et le code de l’environnement
Cette manière que Marc Etienne Lansade a de ne pas respecter les lois de la République n’est pas nouvelle. Souvenons-nous du stationnement de sa Porsche sur un emplacement interdit passible de fourrière. La police municipale, dont l’effectif a pourtant été doublé à grands frais, avait fermé les yeux sur cette infraction comme elle les ferme aujourd’hui sur les nouvelles commises en matière d’affichage.
Marc Etienne Lansade qui, à l’unisson des Le Pen, proclame qu’il a « la tête haute et les mains propres » est bel et bien pris les mains dans le pot de colle. Va-t-il pour autant mettre réellement en pratique sa pompeuse déclaration ? Pour cela, le Maire et officier de police qu’il est devrait faire procéder à l’enlèvement des affiches aux frais du candidat aux élections régionales, qu’il est aussi, et lui infliger les amendes correspondantes. Cela serait cocasse, mais cela n’arrivera pas, car Marc Etienne Lansade a autant de mépris pour la loi que pour le respect de la parole.
Les prochains rendez-vous sur la Place Publique
LE PROJET CULTUREL DE VICHY Retour sur la conférence passionnante d’Alexandre Faure
Connaitre son histoire, c’est en tourner toutes les pages, des plus glorieuses aux plus dramatiques, sans n’en arracher aucune.
Cet objectif a été largement atteint lors de la récente conférence sur le projet culturel de Vichy. Le public, qui avait une nouvelle fois rempli la salle de la Bastide Pisan, a manifesté son grand intérêt en posant de très nombreuses questions et en participant à de riches échanges avec le conférencier du soir, Alexandre Faure.
Concepteur du Centre de l’Histoire de la Résistance et de la déportation de Lyon en 1986, il a rappelé qu’à cette époque la France de Vichy restait un sujet tabou. Les travaux pionniers sur le sujet ne venaient pas de chercheurs français, mais d’américains comme Robert Paxton (Seuil 1973). Le film Le Chagrin et la Pitié réalisé par Marcel Ophüls en 1969 fut censuré par l’ORTF et ne fut diffusé qu’en 1981.
Le grand mérite d’Alexandre Faure est d’avoir été l’un des premiers chercheurs français à faire un véritable travail d’historien sur une période volontairement laissée dans l’ombre. Il a étudié les événements et les documents de l’époque avec la précision d’un horloger et la rigueur d’un scientifique. Ainsi a-t-il réussi à mettre en lumière le véritable projet idéologique d’un pouvoir soucieux de faire oublier la défaite de 1940 en propageant le mythe d’un retour à « la terre qui elle ne ment pas ». Ce qui au départ pouvait apparaître comme une recherche scientifique a glissé progressivement vers l’élaboration d’une doctrine dont la finalité était l’installation d’une culture nouvelle bannissant l’étranger. Il s’agissait de forger les esprits, de les manipuler dans l’idée que seul le folklore pouvait « assainir » la France.
Une impressionnante machine de propagande s’est mise au service de cette idéologie, à travers de nombreux organismes de recherche et d’action. Parmi eux, le Musée National des Arts et des Traditions Populaires a été très actif dans les champs de la musique, de l’architecture rurale, de l’artisanat, de l’imagerie. Cette propagande folklorique s’est appuyée sur l’enseignement, l’encadrement de la jeunesse, la presse, la radio et le cinéma.
La zone sud est découpée en six régions. Des commissions de propagande placées sous la tutelle des préfets, des corporations, des mouvements de jeunesse, des félibres adhèrent aux idéaux de la «révolution nationale ». Ils deviennent les relais actifs de cette entreprise de remise en valeur de la province, du paysan, du folklore, de l’artisanat, des arts et traditions populaires… Avec l’objectif non avoué de tourner le dos à tout ce qui se réfère à l’ouvrier du Front Populaire.
Mais derrière les apparences d’un mouvement de «provincialisation», c’est un véritable processus de centralisation du pouvoir qui est mis en œuvre, cherchant à contrôler l’information, la culture, la jeunesse, les idées…
Bien sûr, Vichy était dans la continuité d’une politique culturelle plus ancienne et le folklore n’est pas né de Vichy. Mais Vichy lui a donné une vitalité, une réalité, une légitimité et une autorité jusqu’ici jamais égalée.
La grande force du propos d’Alexandre Faure a été de montrer que tout le discours de Vichy relevait d’un imaginaire politique, conçu et instrumentalisé pour asseoir un pouvoir. Ce qu’il appelle des « mythologies politiques ». En effet, qu’il s’agisse du folklore, des costumes, de l’architecture, tout le discours de Vichy a été artificiellement construit par des intellectuels autour du mythe d’une France rurale traditionnelle idéalisée.
Il s’agit d’un véritable projet culturel qui contenait en lui les idées de repli sur soi, de rejet de l’étranger et particulièrement du juif « nomade » assimilé à l’ennemi de la terre. Et c’est ainsi qu’une mythologie identitaire, qui a séduit de nombreux esprits, y compris scientifiques, a légitimé une idéologie raciste qui a fait basculer le régime de Vichy dans la participation active aux déportations et à l’entreprise d’extermination des juifs conduite par Hitler.
En conclusion de son exposé, Alexandre Faure a clairement montré que le projet culturel de Vichy, en s’adressant prioritairement à la jeunesse de l’époque, a continué à influencer la période d’après-guerre et continue à marquer les esprits encore aujourd’hui. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les paroles et les actes du maire de Cogolin quand il déclare qu’il est le défenseur de « l’identité provençale chrétienne », quand il interdit des danses orientales ou organise une nouvelle fête agreste de la « Véraison ».
NOTA: Cette conférence s’est déroulée dans le cadre de l’exposition sur la « Propagande de Vichy » réunissant les affiches, journaux et documents d’époque aimablement prêtés par Walter Adella Pietra que nous remercions. Vous trouverez en pièce jointe le diaporama qui a accompagné cette exposition
Images et Pdf complémentaires :
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L’hommage des Cogolinois aux victimes des attentats de Paris
MESSAGES D’APRÈS ATTENTATS
A l’heure où des messages de haine se déversent sur les réseaux sociaux, comme cet appel au crime « tuez-les tous, dieux reconnaîtra les siens », Place Publique a fait le choix de mettre en ligne les textes qu’il a reçus, empreints de colère, d’émotion, de détermination et d’humanité.
Philippe Meirieu : Prendre soin de l’humain
Nous savions que la vie était fragile, que l’humain c’était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde.
Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre occident peinait à offrir un autre idéal que l’assujettissement aux intégrismes.
Nous savions que tout ce qui nous tient à cœur est mortel et que l’obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l’espoir de toute lumière…
Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude.
Qu’elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible.
Prendre soin de la vie et de l’humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd’hui, la condition de toute espérance.
Sachons qu’un seul sourire échangé, un seul geste d’apaisement, aussi minime soit-il, peut encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie…
Philippe Meirieu
Hommage National aux victimes des attentats Lundi 16 novembre à 12H00 devant la mairie de Cogolin
Dans le cadre de l’hommage organisé sur l’ensemble du territoire national, Place Publique invite les Cogolinoises et les Cogolinois à se retrouver devant la Mairie de Cogolin le lundi 16 novembre à 12 heures pour exprimer en silence leur compassion aux victimes des odieux attentats de Paris et à leurs proches. Notre solidarité fera notre force pour vaincre les fanatiques qui tuent aveuglément des innocents afin d’ébranler les valeurs universelles d’humanité. Par notre présence, montrons leur que nous ne les laisserons pas faire.
EXPOSITION – CONFERENCE SUR LA PERIODE DE VICHY Interview de l’historien Alexandre Faure
A la veille de la conférence qu’il animera vendredi 6 novembre 2015 à la Bastide de Cogolin, Alexandre Faure a expliqué les principales raisons qui l’ont conduit à répondre favorablement à l’invitation qui lui a été faite par Place Publique de venir parler de l’histoire de la période de Vichy, plus particulièrement de son projet culturel. L’interview qu’il a donnée à Var Matin a le mérite de la clarté : « le discours identitaire puise ses sources dans le terreau des discours pétainistes ». Pour lui, « l’histoire ne se résume pas à des faits que l’on étudie en tant que tels. Elle n’est intéressante que dans la mesure elle nous permet de mieux comprendre le présent ».
Nous vous invitons à venir en débattre avec lui et à visiter l’exposition sur la propagande de Vichy qui se tiendra le vendredi 6 novembre de 14H30 à 17H30 et le samedi 7 novembre de 9H30 à 17H30 à la Bastide Pisan de Cogolin. Les entrées à la conférence et à l’exposition sont libres.
EXPOSITION-CONFERENCE SUR LA PERIODE DE VICHY Les 6 et 7 novembre 2015 à la Bastide Pisan de Cogolin
EXPOSITION SUR LA PROPAGANDE DE VICHY
Ouverte vendredi 6 novembre de 14H30 à 17H30 et samedi 7 novembre de 9H30 à 17H30
Présentation des ouvrages, affiches, journaux, livres et documents de la propagande diffusée par le gouvernement de Vichy.
Walter ADELLA-PIETRA est employé au collège de Cogolin. Passionné d’histoire, il collectionne avec passion les documents historiques qu’il a bien voulu prêter à Place Publique et qu’il commentera aux visiteurs de l’exposition.
CONFERENCE SUR LE PROJET CULTUREL DE VICHY
Vendredi 6 novembre à 18H00
Folklore et Révolution nationale entretiennent un rapport étroit pendant le gouvernement de Vichy. Le folklore touche l’instruction, la jeunesse, la propagande…, légitimé en cela par la science ethnologique. En zone sud, il trouve un écho chez les félibres qui vont ancrer l’idée d’un amalgame Pétain-Mistral. À « Métier, Famille, Région de Maurras » on peut mettre en parallèle « Travaille, Famille, Patrie », « ou « La Terre, elle, ne ment pas » du Maréchal Pétain. L’intérêt du régime pour les arts et traditions populaires, étroitement imbriqué à celui du régionalisme, en appelle au système de représentation de tout un peuple, incite la société à rechercher son identité culturelle dans un espace clos et hostile au citadin, à l’ouvrier, et au juif. Il révèle à travers ses apologies renouvelées du terroir, le racisme de l’ordre nouveau.
Christian-Alexandre Faure
Docteur en Histoire, spécialiste d’histoire culturelle et des idéologies totalitaires, s’est intéressé tout particulièrement à l’idéologie pétainiste de l’Etat Français. Ses travaux sur le projet culturel du régime de Vichy soulignent la rencontre entre une idéologie réactionnaire et l’essor d’une science, l’ethnologie de la France.
Alexandre Faure a participé à la création du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon. En 1991, il prend le chemin des écoliers et crée avec Heliane Bernard la revue d’initiation à l’art Dada. On doit à leur collaboration de nombreux ouvrages comme C’est quoi la mémoire ? ou C’est quoi la liberté ?
Pour répondre aux terribles journées de janvier 2015 et suite à la mobilisation citoyenne du 11 de ce même mois, il vient de créer l’association Le Crayon avec pour projet de défendre la liberté d’expression à travers la promotion du dessin de presse : http://www.lecrayon.net
Auteur de : Le projet culturel de Vichy : folklore et révolution nationale 1940-1944, Préface de Pascal Ory, Coédition C.N.R.S. – Presses Universitaires de Lyon, 1989, 336 p
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Retour sur une magnifique randonnée dans le Mercantour
Voici narration faite par Christian Ronze de la belle randonnée du 17 au 19 septembre 2015 dans le Mercantour organisée par Place Publique (voir le diaporama de photos en pièce jointe)
« Nous sommes arrivés le vendredi soir à Saint Etienne de Tinée, dans le village de vacances « LE RABUONS » où nous avons été accueillis par un pot de bienvenue avant le repas du soir.
Après une bonne nuit, nous avons récupéré nos paniers repas aimablement préparés par le cuisinier du centre et nous nous sommes acheminés en voiture jusqu’au hameau du « Pra » sur la route du « col de la Bonnette ». C’est là qu’a démarré notre randonnée à l’altitude 1700 m.
Dans la première partie un sentier rocailleux bordé de mélèzes nous a conduits jusqu’au plateau de Morgon où nous avons fait une halte bienfaisante à la maison forestière de Tortisse.
La deuxième partie de la randonnée au milieu de mouvements géologiques époustouflants nous a permis de tester notre forme physique jusqu’au Col de Fer (2584m) qui marque la frontière avec l’Italie. Par le plus grand des hasards, nous y avons rencontré des Belges avec qui nous avons levé un verre à la santé de l’Europe.
Après un pique nique bienvenu, nous sommes repartis en direction des lacs de Vens en nous extasiant devant l’arc de calcaire de « Tortisse ». Puis, au sortir d’un virage, s’offrit à nos yeux émerveillés l’enfilade des lacs de Vens nichés au creux d’une longue vallée glaciaire. Un spectacle qui nous laissa sans voix.
Il fallut pourtant bien retrouver notre souffle pour nous engager sur le chemin du retour aux multiples et hautes cascades qui nous ont accompagnés tout le long de notre descente jusqu’à la vallée de la Tinée.
Les jambes lourdes mais la tête pleine d’oxygène et de belles images, nous avons regagné notre hébergement où notre ami Lucien, créateur et ancien directeur de ce centre resté très familial, a revêtu son costume d’animateur et nous a fait chanter toute la soirée avec son orgue de barbarie.
Le lendemain, journée du patrimoine, il nous a promenés dans toutes les ruelles de Saint Etienne de Tinée en poussant devant lui une table à roulettes sur laquelle étaient posées de nombreuses cartes postales anciennes qui nous ont permis, appuyées par ses commentaires, de découvrir l’histoire du village et son évolution au fil des ans. Notre visite s’est terminée devant l’Hôtel de Ville ou nous avons rencontré madame le Maire et son Conseil Municipal.
Sur le chemin du retour vers Cogolin, nous avons fait une dernière halte à Saint Sauveur sur Tinée pour pique-niquer dans un parc au bord du torrent. »
Christian Ronze
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LES CONTORSIONS ET RECULADES DE MARC-ETIENNE LANSADE – Bulletin d’Information n2
Inondations : le maire marcherait-il sur l’eau ?
Il a déclaré avec assurance que le terrain du Yotel n’avait jamais connu de problèmes d’inondation. Les photos prises lors de la crue du 9 novembre 2011 lui apportent un démenti formel. Place Publique a attaqué auprès du Préfet, du Tribunal Administratif et du Procureur sa décision de modifier le PLU pour autoriser sur ce terrain les installations de camping qui y sont interdites en raison du risque d’inondation.
Barrès n’aimait pas les provençaux
Plusieurs historiens avertis ont rappelé au maire tout le mal que Maurice Barrès pensait des provençaux à l’époque de la première Guerre Mondiale. Le maire qui prétend être le défenseur de l’identité provençale va-t-il oser tenir l’engagement qu’il a pris de donner le nom de Barrès à un autre lieu de Cogolin ?
Chiche ! Ou bien va-t-il reculer comme il l’a fait à son premier essai et tout au long de l’année écoulée : don de bateau, contrat d’audit fiscal, prestation de communication de Stream on Fire, recrutement de l’identitaire Langella…
Le maire censure un projet d’animations sur le thème des « différences »
Pour ses activités de l’été 2015, le centre de loisir de Cogolin avait choisi le thème des « différences » illustré par de magnifiques zèbres. Quand il l’a découvert, le maire a immédiatement fait retirer toutes les affiches d’annonce et demandé au centre de loisirs de changer de thème. Cela nous a inspiré la fable animalière du « renard, du zèbre et du cochon » que vous pouvez lire sur notre site http://www.placepubliquecogolin.fr
Disparition définitive des danses orientales
La direction de la section danse ne semble pas elle non plus aimer les différences. Un an après l’interdiction qui lui avait été faite de présenter publiquement des danses orientales, elle les a supprimées des activités qu’elle propose au public. Les amateurs, et ils sont nombreux, n’ont plus qu’à partir en orient, comme le leur avait gentiment suggéré Marc Etienne Lansade.
Candidat aux régionales sur la liste de Marion Maréchal, Marc Etienne Lansade déclare qu’il « soutiendra Jean-Marie Le Pen jusqu’à son dernier souffle ».
Si Jean-Marie présente sa propre liste, comment fera Marc Etienne pour être candidat avec Marion et soutenir la liste concurrente de Jean Marie. Même si les affaires de famille Le Pen sont compliquées, ce n’est plus de la contorsion ou du grand écart auquel se livre Marc-Etienne, mais à un véritable écartèlement.
Menus végétariens: l’incroyable interview du maire sur France Inter
«Mon action est intellectuellement très peu satisfaisante »
C’est par cet aveu consternant que M. Lansade a conclu son interview surréaliste à écouter sur:
http://soundcloud.com/guillaume-meurice/repas-de-substitution-le-momentmeurice-france-inter
Après avoir rappelé qu’il avait accepté les menus de substitution dans les écoles, mais en imposant le poisson du vendredi par respect pour nos racines chrétiennes, il a expliqué l’importance de manger du porc parce que c’était moins cher. Quand le journaliste lui a fait remarquer qu’un menu végétarien coûtait encore moins cher, il a répondu en bégayant que cela n’avait aucun équilibre et que les nutritionnistes disaient « des conneries ». Notre maire qui sait tout serait-il expert en nutrition végétale ? Ce qui est sûr, c’est qu’il s’y connait en salades, surtout celles qu’il raconte.
Le porc, enjeu de civilisation
« C’est culturellement quelque chose qui nous correspond et je n’ai pas envie de changer ma civilisation parce que de nouveaux arrivants veulent me faire changer mon pays » a-t-il déclaré solennellement, avant de rajouter :
« Je pense que ces règles diététiques qui avaient du sens il y a 2000 ans sont ridicules aujourd’hui ».
« Comme manger du poisson le vendredi ? » lui glisse le journaliste.
« Comme manger du poisson le vendredi » lui confirme M.E. Lansade.
« Alors ce que vous avez imposé à la cantine, c’est ridicule ? »l’interroge le journaliste.
« C’est un compromis intellectuellement très peu satisfaisant »concèdera MEL en guise de conclusion.
Si le ridicule ne tue pas, l’auto flagellation elle fait mal !
Notes de Lecture :
– Le passage sur France-Inter : http://goo.gl/oUvIyW
Images et Pdf complémentaires :
– interview-var-matin-06-10-2015-pdf.pdf
– bulletin-n2-pdf.pdf